Eglise Notre Dame de Tizac de Curton

L’église Notre Dame a été inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté le 21 décembre 1925.

« L’Eglise rendit de bonne heure à la Vierge mère un culte d’hyperdulie. De nombreuses églises portent le nom de S.Maria, conservé dans Sainte-Mère-Eglise (Calvados). A partir du XIIIème siècle, l’expression Notre Dame a prévalu généralement »

Source : Géraud Lavergne


Il est à noter que le porche avec son balet est considéré comme l’un des plus beau de la Gironde.

Avant propos

Au constat de l’état de l’édifice et des risques de péril en résultant, fin 2015 le conseil municipal décide de faire réaliser les études permettant d’estimer les travaux nécessaires à la sauvegarde du patrimoine culturel que représente l’église, bâtiment dont elle a la charge.

En 2016, à la demande de la municipalité, les études sont réalisées en vue de l’élaboration du dossier de restauration et de conservation confié à C.Dupuis Le Maréchal – Architecte du Patrimoine DPLG afin d’obtenir le permis de construire.
L’étude architecturale* a été réalisée par Laurent Chavier, historien de l’art, à partir de laquelle C ARFELLI a rédigé cet article.

L’étude des décors peints* a été confiée à Rosalie Godin, conservatrice-restauratrice spécialisée en décors peints et monuments et consultante en conservation préventive.
*études disponibles à la mairie de Tizac de Curton

Un peu d’histoire !

Les textes et photos suivants sont extraits des documents constituant la demande de permis de construire, disponible en mairie.

XIIIème siècle

Edifiée au XIIIème siècle elle appartient aux premiers édifices gothiques de Gironde, mais en même temps elle conserve encore par certains aspects un vocabulaire architectural et des techniques de construction romanes.

XVIème siècle

Réfection de la façade occidentale en clocher-mur précédé d’un balet. Le portail occidental est formé de plusieurs voussures ogivales avec culots sculptés.

XVIIème et XVIIIème siècle

Les seigneurs de Curton emportèrent le mobilier dans leur château, sur la commune de Daignac, empêchant les offices. Le mobilier est renouvelé durant le XVIIème siècle, il n’en subsisterait à ce jour que la chaire à prêcher. Un retable avec un tabernacle aurait disparu.
En 1780 a lieu la bénédiction de la cloche.

XIXème siècle

  • Disparition de bâtiments accolés à l’église mentionnés sur le cadastre napoléonien de 1813.
  • 1824 : refonte de la cloche.
  • Vers 1840 : voûte en plâtre de la nef.
  • 13 avril 1861 : érection de l’église en succursale, par décret.

Ameublement :

1863 : nouveau maître autel style néogothique commandé à l’entreprise Larroque, toujours en place aujourd’hui.
Probablement deux autels, un dédié à la vierge toujours en place, l’autre à St Joseph a disparu.

XXème siècle

  • 9 mars 1906 : inventaire en application de la loi de séparation de l’église et de l’état.
  • 15 juin 1914 : réception par l’architecte libournais Faure d’importants travaux de maçonnerie.
  • 1992 : Réparation et remise en place de la cloche.

XXIème siècle

Statues en bois peint de part et d’autre de l’autel

Etude des décors peints

  • Présence d’un décor peint sur enduit de chaux appliqué directement sur la maçonnerie de quelques cm2, à gauche du pilier tronqué, sa facture et sa place stratigraphique et géographique pourraient la placer à l’époque médiévale.
  • Présence de la litre funéraire peinte sur la maçonnerie, elle passe sur les consoles sous les têtes sculptées.
  • Présence d’une couche picturale noire en partie inférieure, à l’aplomb et de part et d’autre des têtes sculptées.
  • Fragment de décor à fond bleu clair, filet noir et bande d’encadrement jaune peint en partie sur la litre funéraire derrière la statue du Sacré cœur.
  • Les témoins de sondage des piliers nord et sud séparant le chœur de la nef montrent le blason conservé sur la litre.

Sondages

Elément de sculpture en façade représentant deux animaux se poursuivant.
Il s’agirait d’un chien poursuivant un lièvre. Cette sculpture aurait été offerte par les habitants de Tizac, au seigneur de Curton, pour le remercier de leur avoir donné le droit de chasser.

Mai 2018 :


Ayant obtenu les subventions de la D.R.A.C., du Département de la Gironde et de la Région, la municipalité décide de financer le complément et lance l’appel d’offre pour la 1ère tranche de travaux de restauration et de conservation du chœur ainsi que des maçonneries, charpentes, couvertures et peintures correspondantes.

Fin septembre à fin décembre 2018


Réalisation de la première tranche de travaux, dont voici une description succincte :
La clé de voûte qui s’était affaissée est remontée, les fissures du chœur sont refichées et les peintures sauvegardées. La charpente est solidifiée, notamment en solidarisant les sablières, et en consolidant l’arbalétrier. La poutre principale appuyant sur le chœur est dégagée. Les murs sont arasés en comblant les vides datant de meurtrières. Le chœur étant entièrement découvert les chevrons, voliges et tuiles défectueuses sont remplacés, et les lignes d’égout scellées. Les tuiles sont posées au fil de cuivre. Repris et consolidation du linteau de la porte donnant sur l’extérieur du chœur. Mise en place de témoins.
Ci-après quelques photos du chantier.

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